Les jeunes filles togolaises s’affirment dans le domaine des TICs et de l’innovation technologique au Togo

Alice Souka, étudiante en réseau et télécommunication, contributrice OpenStreeMap au Togo, membre de la communauté minodoo

Alice Souka, étudiante et réseau et télécommunication, contributrice OpenStreeMap au Togo, membre de la communauté minodoo

Alice Souka et ses collègues ne manquent pas de motivation pour réunir et fédérer les jeunes filles togolaises autour des nouvelles technologies au Togo. Contributrice sur beaucoup de projets TICs ici au Togo: OpenStreetMap, JerryClanTogo;  Alice cordonne le lancement ce samedi 22 Novembre 2014 du projet #MysTic; entendez par là ‘Miss Tic’=’Demoiselle TIC’, ou un jeux de mot pour dé-‘Mys‘-tifier les ‘Tics‘ au niveau de la gente féminine.

Une initiative de la communauté minodoo au Togo, le projet #MysTic se donne pour but de:
-Aider les femmes à s’approprier les outils TIC et à les utiliser quotidiennement
-Réduire la fracture numérique entre les hommes et les femmes, entre les grandes villes et les campagnes
-Amener la gente féminine à s’intéresser et à s’investir dans les technologies de l’information et de la communication.
-Participer à la vulgarisation des TICS
-Promouvoir les actions sociales envers les populations les plus délaissées en matière de TIC.
-Promouvoir l’entrepreneuriat et l’esprit de leadership au sein de la jeunesse togolaise.
Le lancement de ce projet marquera la création communauté locale des Mystics au Togo qui travaillera en collaboration avec les communauté locale de la Côte-d’Ivoire et du Burkina-Faso.

Si vous êtes du côté de Lomé, n’hésitez pas à prendre par à cet événement. Plus d’infos sur ce lien: #MysTic au Togo

Lancement de #MysTic au Togo

 

 

 

 

 

l’impression 3D révolutionne le secteur de la santé

L’imprimante 3D sera probablement à l’origine de la prochaine révolution industrielle!

L’imprimante 3D n’en finit plus de faire parler d’elle. Armes à feu, organes, vêtements, voitures ou encore aliments,  même la voix, tous ces éléments peuvent être imprimés en 3D.

Obama recommandait lors de son dernier discours sur l’État de l’Union, la création de 3  Centres d’impression 3D (seulement) pour que les USA soit à l’avant garde de cette prochaine révolution numérique. Alors imaginez qu’une communauté de Fablab de quartier de Lomé se propose à travers le projet africa CYBER -3D.Print-Cafés, d’équiper tous les cybers-cafés d’Afrique de la W.Afate 3D printer et par delà, initier les populations à ce nouveau type de service. Les internautes apprendront le téléchargement et l’impression en 3D. Voici mon article à ce sujet

L’impression 3D à l’origine de la révolution en médecine

La médecine n’est certes pas le secteur où l’impression 3D est le plus grand public. Et pourtant, c’est probablement celui où l’humanité a le plus de bénéfices à retirer de cette nouvelle technologie. Et à de nombreux niveaux ! Les imprimantes 3D permettant de créer des objets uniques sans avoir besoin de moules et surtout sur-mesure, elles peuvent être utiles pour s’adapter à chaque personne et donc pour permettre à la médecine moderne de résoudre les problèmes de chacun avec des méthodes personnalisées.

 Quelques exemples pratiques 

© Oxford Performance Materials

© Oxford Performance Materials

Tout récemment une entreprise  a réalisé une prothèse à partir de la modélisation 3D du crâne d’un patient pour proposer un ajustement parfait permettant une cicatrisation plus rapide et une assimilation directe par le corps humain. Fabriquée en Polyéther cétone cétone (PEEK), cette prothèse se révèle plus adaptée que les modèles en alliages métalliques parce qu’elle est plus proche de l’os humain en termes de densité et de rigidité.

Une momie imprimée en 3D

Des futures médecins chirurgiens s’entraînent pour une opération de pause de plusieurs implants.
Il s’agit de répliques en résine fabriqués par une imprimante 3D identiques à celui du patient.

 

Un père, inspiré par une vidéo montrant une main robotique imprimée en 3D par Robohand, décide de fabriquer à son fils handicapé de naissance une prothèse grâce à un imprimante 3D…

 

Une première table ronde sur  » Impression 3D et Application médicale en Afrique »

A Lomé, dans la capitale togolaise, une Table ronde est prévue le 27 Décembre 2013 sur le thème  » Impression 3D et Application médicale en Afrique ». Cet événement sera l’occasion d’exposer aux professionnels le potentiel, les avantages et la nécessité de l’imprimante 3D pour les besoins médicaux (impression d’outils, prothèses, implants, chirurgie…), de présenter les tests pratiques déjà effectués au Woelab et de recueillir des informations ainsi que des recommandations de la part des acteurs et professionnels de la santé en vue de définir un programme de travail pour la réalisation des différentes propositions qui seront faite avec la

L’objectif de cette première rencontre sur cette thématique en Afrique et probablement dans le monde entier est selon les organisateurs, de rassembler les professionnels de la santé et du secteur technologique pour examiner les enjeux et les possibilités de la 3D print sur le développement de la santé en vu de dégager des démarches pour débuter une mise en application à court terme de la technologie 3D print au service de la production sur place de pièces d’utilité médicale, de grande qualité et accessibles à la population.

La culture de l’innovation technologique au Togo vue par Sénamé Koffi Agbodjinou

­

Sénamé au BootCamp Lomé 2012

Sénamé au BootCamp Lomé 2012

Le premier espace de coworking et de  fabrication numérique vient d’ouvrir au Togo. Sénamé Koffi Agbodjinou nous parle de son engagement pour la culture de l’innovation technologique au Togo.

Il est passionné par les nouvelles technologies et fait partie de cette communauté technophile togolaise: celle qui milite pour l’épanouissement du Togo en matière d’architecture, d’informatique et d’innovation technologique. Je l’ai vu à l »œuvre à la direction de plusieurs événements publics internationaux liés à l’innovation informatique et à l’architecture ;  dont l’Archicamp Lomé 2012, le BootCamp, pour ne citer que ceux là. Il s’appelle Sénamé Koffi Agbodjinou.
Rencontré à l’occasion de l’inauguration du nouvel espace du WoèLab sis au 227 Rue du Marché de Djidjomé à Lomé, il à accepté de m’accorder une interview que je vais vous présenter.
Avant d’aller plus loin, allons à la découverte de l’homme Sénamé Koffi Agbodjinou.

-Bonjour Sénamé ; comment tu vas ?

Bonjour Edem, je vais bien… merci !

-Qui est Sénamé Koffi Agbodjinou ?

Sénamé Koffi Agbodjinou. Baccalauréat C4 en 1998. Une année en Maths-Sup à l’Université de Lomé puis exil en France. Là, j’ai fais des études en design industriel, histoire de l’art, ethnologie, architecture… J’exerce dans ce dernier domaine avec un intérêt aux solutions économiques et l’ambition de valoriser les ressources humaines, naturelles, techniques et esthétiques du lieu. Quelques expériences dans des programmes internationaux de construction ‘humanitaire’…

Et depuis l’année passée, partie prenante d’une initiative de vulgarisation de technologies nouvelles en Afrique.

-Vulgariser les nouvelles technologies en Afrique ; c’est cet engagement qui t’as fait apparaître sur la scène TIC au Togo. Expliques nous un peu ton initiative.

Il s’agit d’un petit programme de promotion et de diffusion de ce que j’appellerais Ethique Hacker & Technologies Solidaires. Le programme prend Lomé pour terrain d’étude et comporte entre autres la configuration de lieux de coworking comme les fablab et la mise en place d’open-évenements sur le modèle des barcamps.

-Tu représentes plusieurs structures ; tant nationales qu’internationales. Peux-tu nous en parler?

En réalité je suis principalement investi dans L’Africaine d’architecture, association crée en 2011 pour faire cadre à ce rapport particulier à l’architecture dont j’ai parlé.

-Quelques mots sur L’Africaine d’architecture?

Sénamé lors d’une rencontre sur la thématique de l’Architecture

Sénamé lors d’une rencontre sur la thématique de l’Architecture

L’Africaine est un organisme de droit français qui se propose d’accompagner les porteurs de projet intéressés par la ligne ‘modernité ancrée’. Nous pensons en effet que toutes les audaces sont permises du moment qu’on ne fait aucune économie de questionnement du contexte.
La boîte fait aussi de la recherche (très) indépendante au travers un Cycle d’Etude Thématique, qui nous permet d’élaborer à l’usage des jeunes architectes africains, des concepts que nous diffusons à l’occasion d’ateliers internationaux. En 2011, le Cycle s’est préoccupé d’ « Espaces de la femme » et cette année par exemple nous explorons les liens possibles « Agriculture– Architecture. » C’est le thème de 2012 : « Numérique TIC et leurs espaces en Afrique » qui est à la source de tout ce que nous développons sur Lomé et conduit à la création des deux organes que sont ‘Nativ « droit à rêver ! »’ et WoeLab.
 

-Tu es de fait, également directeur du Woèlab Lomé.

 Etant initiateur, je reste premier responsable du Lab, mais je ne le pilote que par défaut. Le système de management collégial que nous avions premièrement essayé d’impulser ayant montré rapidement ses limites. Mais Je ne désespère pas d’être, un jour prochain, quand l‘enjeu sera compris de tous certainement, déchargé de cela. En attendant je me considère garant de ce que cet outil ne trahisse pas le souci de la proximité et du modeste qui a présidé à sa création. Ceci dit, si j’en développe la vision et élabore la stratégie, le Lab tient par le dynamisme de ses pensionnaires. C’est l’occasion de remercier ces jeunes togolais très doués et enthousiastes qui spontanément de plus en plus nombreux rejoignent et s’investissent dans le projet.

-Qu’est-ce que le Woelab ?

Le Woèlab est à la fois une Communauté Innovante et un espace dédié à la conception collaborative. Un open-lieu pensé sur le modèle des FabLab-HackerSpace-MakerSpace mais avec un souci de conversion aux réalités africaines et une politique qui s’affranchit un peu de la production pure pour essayer d’être attentive à toutes les mouvances TIC & Numérique Solidaire. C’est donc – résolument inscrit et interagissant avec le quartier qui l’accueille une installation vertueuse avec de la technologie latente en libre service, au sein d’un dispositif bienveillant où tient une grande place une équipe de passionnés disponibles pour transmettre.
Concrètement on y trouve des outils du prototypage rapide et l’écosystème favorable pour se lancer en théorie dans n’importe quel projet TIC ou de fabrication assistée par ordinateur.

Je le définis autrement par trois vœux pieux :

  •  Démocratie Technologique (Rendre tout le monde égal en face de la technologie)
  •  Coworking (transversalité, pas de frein d’âge, de classes ou d’horizons)
  •  Opensource (s’affranchir des catégories marchandes). Nous y professons aussi une certaine foi en l’Intelligence Collective et un agnosticisme politique radical.

-Mais qu’y faites-vous concrètement ?

Grosso modo, nous créons les conditions de la circulation d’un savoir libre et développons des projets de création de machines, libres elles aussi. Tout cela est un prétexte à 1. Accueillir et initier le tout venant, 2. Mettre les gens en contact, 3. Soutenir des démarches innovantes

-Comment arrivez-vous à concilier ces différents aspects ?

Les trois activités dont je viens de parler sont liées et se nourrissent les unes des autres : à terme l’Intelligence Collective générée grâce au statut d’espace de networking enrichira les projets qui sont incubées ; lesquelles par leur la réussite permettent de faire vivre le lieu, d’assurer son ouverture et l’accès gratuit du voisinage aux ressources qui s’y trouvent. Enfin la démarche de mise en contact des différents acteurs du secteur Tic et numérique est qualifiée par la proximité avec la population favorisant l’émergence de problématiques du concret.

-Pourquoi avoir crée le Woèlab ?

Je peux dire qu’il y a trois raisons qui sont finalement autant de facettes d’une même préoccupation. La démarche n’était pas spécialement raisonnée au début. J’étais plus mu, je crois, par le sentiment d’une urgence à faire partager ce qui m’est apparu, quand je l’ai découvert, comme les prémices d’un vrai bouleversement dans le rapport à l’innovation. Il y a seulement quelques semaines, lors du traditionnel discours sur l’Etat de l’Union, le Président Obama a surpris tout le monde en déclarant que les technologies développées dans les fablab seraient à la source de « la prochaine Révolution Industrielle ! » Il a dans la foulée exhorté le Congrès à créer « un réseau d’une quinzaine » de Labs, pour a-t-il dit, garantir que cette révolution soit « Made in America ! » Disons que j’ai eu, à mon petit niveau, il y a un an, la même intuition qu’il se nouait quelque chose d’important autour de ces concepts émergeants du ‘making’. Dès lors il s’est agit, avec les moyens du bord, de faire en sorte que nous ne rations pas une fois de plus le train.

Mais en cela, je ne suis pas vraiment original puisque pratiquement au même moment que nous, partout ailleurs sur le continent, s’étudiaient des projets d’implémentation de fablabs ; que ce soit directement par le MIT ou les réseaux Innovafrica pour les Labs francophones de la sous-région.
La deuxième raison est peut-être plus spécifique à nous et participe de ce qui fait l’identité de WoeLab.

J’ai en effet découvert au moment où je commençais de fréquenter les différents ‘Spaces’ parisiens, qu’ils étaient pareillement travaillés par un certain nombre de valeurs fondatrices de l’Ethique Hacker : solidarité, partage, autonomie, recyclage, communauté… Valeurs qui ne sont pas si éloignées que ça de ce que j’observais moi, dans les sociétés modestes auxquelles je m’intéressais en tant qu’éco-constructeur. Le travail engagé dès 2012 poursuivait le but de souligner cette proximité entre les univers du ‘Libre’ et du ‘making’ et la société de tradition. Je me suis proposé dans une perspective de recherche tout d’abord, notamment au travers l’évènement #ArchiCamp Lomé 2012, de mettre en rapport et faire collaborer à la transformation de la ville africaine, ces deux mondes qui à l’évidence se retrouvaient sur des valeurs communes. Il s’agissait d’arriver à faire dialoguer le hacker du MIT et le bâtisseur traditionnel tamberma, tous les deux ‘makers’, selon mon intuition. Puis de fil en aiguille, l’idée s’est imposée de créer un espace pour incarner cette éthique qui désormais nous définit et qu’au Lab nous appelons  #LowHighTech.

Enfin, au delà du potentiel pour mettre en branle de nouvelles modalités de la solidarité africaine qu’il m’intéresse moi personnellement d’explorer, un Lab apparaît un levier économique probable de par sa capacité à générer des activités. D’ailleurs au Mali ils l’ont bien compris puisque là bas c’est l’Etat lui-même via l’Agence Nationale pour l’Emploi ANPE  qui a initié le premier projet d’installation de fablab dans le Pays. Obama, par exemple cible les régions qui ont souffert de délocalisations industrielles, pour l’implémentation de ses futurs centres d’impression 3D, envisagés comme de véritables bassins d’emplois high-tech partenaires des Départements de la Défense et de l’Energie.

-Qui peut adhérer au Woèlab?

Pour entrer au Lab, il suffit d’en pousser la porte. Les conditions pour y rester sont : modestie, transparence et partage… en plus évidemment des dispositions de bon sens que prévoit la charte internationale des fablabs.

-Quel bilan fais-tu de ton engagement dans le domaine de la promotion et l’évolution des TIC au Togo?

WoeLab et l’ensemble de nos actions en faveur de la dynamisation du secteur TIC au Togo, constituent une très jeune aventure (7 mois seulement que nous sommes sur le terrain) menée avec un très, très jeune groupe. Il faudra certainement attendre un peu pour extraire des leçons définitives.
Ce que je peux dire aujourd’hui c’est que petit à petit nous sommes arrivés à doter Lomé d’un endroit où de jeunes architectes, biologistes, géographes, sociologues, couturiers, menuisiers, électroniciens etc., échangent dans un esprit bon enfant et élaborent ensemble des projets très novateurs quoique près de nos réalités. Avec en plus, des évènements innovants, des figures émergeantes, des actions pérennes et un vrai public, l’investissement de l’Africaine d’architecture apparaît une contribution non négligeable en faveur de la constitution d’une véritable scène numérique togolaise ayant cette perspective #LowHighTech. Nos premiers tests de concepts originaux #ArchiCamp et #RepLab que sont le Camp Lomé 2012 et WoeLab sont relativement satisfaisants. La projection #HubCité qui tente de synthétiser cette dynamique au service d’une vison urbaine prospective, a reçu un bon accueil :  sélectionné au dernier CARREFOUR DES POSSIBLES AFRIQUE, défendu par l’activiste et ancienne Ministre de la culture malienne Aminata Traoré qui nous a permis de le présenter au sommet AFRICITES de Dakar. Le programme vient en outre d’être retenu pour le prochain World Summit ECOCITY et Il y a déjà des velléités de réplication chez d’autres communautés ‘Tech’ africaines. Tout cela augure un beau devenir qui ne nous appelle qu’à plus d’exigence.

-Un contact pour joindre le WoèLab?

Le WoèLab à son espace à Lomé dans le quartier Djidjolé sur 227 Rue du Marché de Djidjolé en face de la maison d’Améyi.

Email:  woelabo@gmail.com

Tel: 0022892009143

site: www.wlab.weebly.com
 

Sénamé à Innov Africa 2012 au Sénégal

Sénamé à Africité 2012 à Dakar

Billet Original: Edem Alomatsi